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Pendant toute la p�riode du contrat, l�artiste s�interdit ainsi d�enregistrer ses interpr�tations par une autre personne que le producteur avec lequel il a conclu le contrat, que ce soit sous son nom ou sous un pseudonyme. Les l�gislations imposent de plus en plus un contrat �crit entre l�artiste et le producteur, pour prot�ger l�artiste. LES CLAUSES ESSENTIELLES A.- LES OBLIGATIONS DE L�ARTISTE 1.- L'exclusivit� L�objet de l�exclusivit�L�exclusivit� consentie par l�artiste au producteur peut porter sur l�ensemble de ses interpr�tations ou certaines d�entre elles seulement. L�exclusivit� peut porter par exemple sur�: a.- les enregistrements de toute prestation artistique : il s�agit de la cession la plus large possible, de la musique au cin�ma et, comme certains contrats l�ajoutent, de ��toute activit� annexe qui pourrait avoir une cons�quence sur la carri�re de l�artiste��. b.- les enregistrements uniquement sonores : les enregistrements audiovisuels restent autoris�s. c.- les enregistrements purement sonores r�alis�s dans un but phonographique : tous les enregistrements qui n'auraient pas pour but d'�tre fix�s sur phonogramme, c�est-�-dire de devenir des disques, restent autoris�s. L�artiste conserve ainsi le droit d'enregistrer des publicit�s ou des musiques de film pour autant que celles-ci ne soient pas mat�rialis�es sur un support phonographique. d.- les enregistrements purement sonores r�alis�s dans un but phonographique o� l�apport personnel de l�artiste est d�terminant : L�artiste peut alors non seulement participer � des films, enregistrer des publicit�s mais il peut �galement collaborer, par exemple, � des sessions de ch�ur pour l�album d�un autre artiste. Le territoire de l�exclusivit� L�exclusivit� d�un contrat d�enregistrement ne conna�t pas de fronti�res g�ographiques et s�applique quelle que soit la langue utilis�e. La dur�e de l�exclusivit� La dur�e d�exclusivit� ne doit pas �tre confondue avec la dur�e d�exploitation des enregistrements. La premi�re se r�f�re � la p�riode pendant laquelle l�artiste ne peut enregistrer que pour le producteur tandis que la dur�e d�exploitation concerne le temps pendant lequel le producteur peut commercialiser les enregistrements ainsi r�alis�s qui est �videmment beaucoup plus longue. Usuellement, les contrats sont conclus pour des dur�es minimum variant de 3 � 5 ans et sont ensuite prolong�s selon les m�canismes de reconduction ou d�option. Sous l�influence anglo-saxonne, de nombreux contrats tendent � fixer comme dur�e non pas l��coulement d�un certain nombre d�ann�es mais l�enregistrement et la commercialisation d�un certain nombre de titres. Au lieu de conclure pour trois ans, l�artiste s�engage ainsi pour ��le temps n�cessaire � l�enregistrement et � l�exploitation d�un album de 12 titres��, �tant entendu que cette dur�e ne sera pas inf�rieure � un certain nombre de mois. Les modalit�s de reconduction et de renouvellement des contrats sont les suivantes�: 1� La reconduction tacite Elle consiste � renouveler le contrat pour une nouvelle p�riode de mani�re automatique (de trois, cinq ou un autre nombre d�ann�es), sauf si l�une des deux parties, le producteur ou l�artiste, d�cide de mettre fin au contrat dans un certain d�lai (dans les 3 mois pr�c�dant l�expiration de la premi�re p�riode contractuelle� par exemple) et sous une certaine forme (par lettre recommand�e,�). Les producteurs souhaitent en g�n�ral �tre seuls � d�cider de la prolongation du contrat : si l�artiste conna�t un succ�s important dans le cours de la premi�re p�riode, le producteur entend profiter des investissements r�alis�s et ne pas les laisser � la concurrence. 2�L�option simple La clause d�option la plus habituellement pr�sente dans les contrats se limite � stipuler qu�apr�s la premi�re p�riode d�exclusivit�, le producteur - et lui seul - pourra notifier � l�artiste sa volont� de prolonger ou r�silier le contrat. L�artiste n�a pas d�impact sur cette d�cision (qu�il ne peut refuser) mais il est utile de pr�voir � la signature du contrat initial qu�une telle lev�e d�option entra�nerait automatiquement des conditions plus favorables � l�artiste (par exemple une augmentation du taux de royalties,�le versement d�une avance importante, l�engagement ferme sur un ou plusieurs vid�oclips, etc.). 3� L�option objective L�option objective ne d�pend d�aucune volont� des parties mais de la survenance d�un �v�nement�ext�rieur : la vente d�un certain nombre de disque, la signature d�un contrat d�exploitation d�un album, l�entr�e du titre dans les charts, etc. Dans ce cas, le contrat se prolonge automatiquement d�une dur�e pr��tablie . 4� L�option pr�f�rentielle L�option pr�f�rentielle ne se r�f�re pas aux projets de l�artiste mais aux propositions �manant de l�ext�rieur. L�artiste s�engage � pr�senter � son producteur toute offre de contrat qui lui serait faite et � accorder la pr�f�rence, en cas de conditions �gales, � son producteur actuel. Les conditions � comparer sont en g�n�ral constitu�es du taux de royalty, de l�avance et de la dur�e du contrat. Sauf en cas d�option pr�f�rentielle, le principe consiste � �tendre la dur�e du contrat aux m�mes conditions. 5� L�option sur maquettes Elle consiste � obliger l�artiste, � l�issue du contrat et pendant un certain temps, � pr�senter � son producteur toute maquette (enregistrement d�mo d�un certain nombre de titres) qu�il souhaiterait enregistrer. En cas d�accord du producteur, l�ancien contrat reprend vigueur, aux m�mes conditions, pour une dur�e �gale. En cas de refus, l�artiste peut enregistrer cette �uvre pour un autre producteur, et est ainsi lib�r� du premier contrat. 2.- L�exclusivit� de titres Si l�option n�est pas lev�e ou qu�il n�y a pas de reconduction, l�artiste retrouve sa libert� d�enregistrer pour d�autres mais ne devient pas, pour autant, libre de toute exclusivit� pass�e. En particulier, les producteurs imposent souvent une ��clause d�exclusivit� de titre�� qui interdit � l�artiste de r�enregistrer pour un autre les titres interpr�t�s pour leur compte. Supposons qu�un artiste, sign� avec Virgin, passe chez Polygram � l�expiration de son contrat. Si cet artiste a enregistr� de grands succ�s chez Virgin, ceux-ci restent la propri�t� de Virgin qui continuera de les exploiter et paiera les royalties dues pendant toute l�exploitation. Mais Polygram peut vouloir r�enregistrer, avec l�artiste, des�covers�de ces succ�s et s�attirer ainsi une partie de la client�le de Virgin. Pour �viter ce type de man�uvres, Virgin veillera, lors de la conclusion du contrat, � interdire � l�artiste de r�enregistrer les titres produits pour son compte et pendant une certaine dur�e. 3.-L�obligation d�enregistrer L�artiste doit�livrer un certain nombre d�enregistrements pendant la p�riode contractuelle. Il s�agit habituellement d�un nombre minimum (le producteur pourrait donc en exiger plus) sauf pour les artistes confirm�s dont les avocats et managers limitent autant qu�ils peuvent les cessions de droits. Le choix des titres � enregistrer appartient en g�n�ral au producteur qui justifie ce pouvoir par les risques qu�il prend. 4.- Les cessions annexes Le merchandising Il est devenu standard d�exiger d�un artiste qu�il c�de �galement � son producteur le droit d�utiliser et de commercialiser son image ainsi que, d�une mani�re g�n�rale, tout d�riv� de sa personnalit�. La cession de droits d�riv�s porte comme nom le merchandising et va de la vente de t-shirts � la digitalisation de l�image pour jeux vid�os. Une r�mun�ration �quitable pour l�artiste va de 10 � 30% du prix de vente de chaque support vendu. La cession �ditoriale Lorsqu�un interpr�te est �galement auteur compositeur, son producteur lui r�clamera souvent l��dition des �uvres qu�il viendrait � cr�er en cours de contrat. A vrai dire, comme tout interpr�te pourrait devenir auteur compositeur, cette clause figure dans toutes les propositions de contrat mais ne se justifie pas syst�matiquement. L��dition musicale fait l�objet d�une autre section . B.- LES OBLIGATIONS DU PRODUCTEUR ENREGISTRER , COMMERCIALISER, PROMOTIONNER Enregistrer L�obligation principale mise � charge du producteur consiste � financer les enregistrements de l�artiste. Encore faut-il qu�il s�engage � proc�der � des enregistrements. La pr�sence d�une clause engageant le producteur � produire est donc essentielle. Elle ne suffit pas. Il faut encore d�terminer quand les enregistrements doivent avoir lieu. Un contrat de trois ans pr�voyant l�enregistrement d�un album n�oblige pas le producteur � proc�der aux enregistrements dans la premi�re ni la deuxi�me ann�e de sorte qu�en th�orie un tel producteur pourrait remplir ses obligations dans les derniers mois de la derni�re ann�e. Il convient donc de pr�ciser : 1.- La date d'enregistrement. Elle doit �tre fix�e � une date ou dans un d�lai pr�cis. Le premier enregistrement contractuel peut �tre facilement dat� (dans les 3 mois de la signature du contrat, par exemple). 2.- Le budget d'enregistrement. Un producteur doit payer tous les frais li�s � l�enregistrement sans aucune exception. A l�inverse, un artiste ne doit rien payer. D�s l�instant o� un artiste participe d�une mani�re ou l�autre aux frais d�enregistrement, il devient copropri�taire de ceux-ci, c�est-�-dire coproducteur. La r�gle du paiement de l�int�gralit� des co�ts par le producteur ne souffre aucune exception : frais de studio (location, bandes, ing�nieur du son, remixs), cachets des musiciens, de l'arrangeur, du producteur artistique, des choristes, frais de d�placement et de s�jour, photos, r�alisation du film destin� � la pochette etc. 3.- Le nombre d�enregistrements Comme dit ci-dessus, tout contrat doit pr�voir le nombre d�enregistrements minimum auxquels le producteur et l�artiste s�engagent mutuellement ainsi que les enregistrements optionnels. Commercialiser Un producteur n�est pas tenu � garantir la commercialisation, mais il doit tout mettre en �uvre pour l�assurer. Cette obligation �de moyen� peut para�tre th�orique mais elle ne l�est gu�re. �Tout mettre en �uvre�� signifie pratiquement qu�un producteur est tenu, en cas d��chec, de prouver qu�il a d�ploy� tous les efforts suffisants pour remplir son obligation. Bien entendu, la rigueur de cette obligation s�appr�ciera diff�remment selon que le producteur est un ind�pendant sans contact direct avec un distributeur ou une firme de disques elle-m�me distributrice. Promouvoir Les vid�oclips Ordinairement, les vid�oclips sont financ�s par le producteur et la maison de disques, cette derni�re r�cup�rant habituellement une partie de son apport sur les redevances dues au producteur . Compte tenu de l�importance des investissements financiers sur un vid�oclip, l�artiste doit veiller � limiter la r�cup�ration sur ses propres redevances, soit en r�duisant le montant r�cup�rable (50% des sommes investies), soit en restreignant la r�cup�ration aux redevances issues de l�enregistrement ainsi promu. PAYER L�AVANCE ET LES ROYALTIES CONVENUES L�avance Le paiement de l�avance L�avance pay�e par le producteur � l�artiste peut �tre consid�r�e comme le prix de l�exclusivit�. Cette avance est en g�n�ral r�cup�rable mais non remboursable, c�est-�-dire que le producteur ne versera aucune royalty � l�artiste avant d�avoir r�cup�r� les sommes avanc�es mais que l�artiste ne sera jamais oblig� de rembourser le producteur si la vente de ses enregistrements n�y suffisait pas. Le montant de l�avance d�pend bien entendu de la notori�t� de l�artiste. La r�cup�ration de l�avance Supposons qu un artiste per�oive une avance de 15 000 � et touche 0,30� par disque vendu. S il vend 40 000 disques, le d�compte s �tablira comme suit : Royalties dues � l artiste : 40 000 x 0.30 = 12 000� Avance � r�cup�rer- 15 000 � Versement en faveur de l artiste 0 Reste � r�cup�rer 3000� L avance est en principe accord�e enregistrement par enregistrement et son montant est fix� contractuellement. Ses modalit�s de paiement varient selon les contrats. En g�n�ral, il faut pr�voir le paiement soit le jour de la signature du contrat, soit le premier jour d�enregistrement. Certains contrats pr�voient le paiement d�une partie au d�but de l�enregistrement et le solde lors de la livraison des bandes. On �vitera soigneusement, en tout cas, le paiement d�une avance au moment de la commercialisation� ou � tout autre moment qui �chappe au contr�le de l�artiste. Un producteur ne versera de royalties � son artiste que lorsqu�il se sera rembours� lui-m�me des sommes ainsi avanc�es. Ce terme de remboursement, souvent appel� ��r�cup�ration�� signifie en r�alit� que le producteur gardera pour lui les sommes qui sont dues � l�artiste en raison de l�exploitation des enregistrements, jusqu�au moment o� il aura r�cup�r� l�avance pay�e � l�artiste. L�industrie a import� de l�anglais une expression bien �trange appel�e la �cross-lat�risation signifiant qu�une avance vers�e pour l�enregistrement ou la commercialisation d�un support est r�cup�rable sur celui-ci et tous les autres (au cas o� la vente des pr�c�dents supports n�auraient pas �t� suffisants). Cette petite expression est � la base de la faillite de beaucoup de stars am�ricaines car elle aboutit fr�quemment � ce qu�un artiste � gros succ�s se trouve n�anmoins en position de dette par rapport � sa maison de disques. Supposons un interpr�te signant avec un producteur un contrat pour trois albums et trois clips avec�cross-lat�ralisation. Si l�avance conc�d�e par album �quivaut � 75 000 � et que le budget d enregistrement, enti�rement r�cup�rable, se monte � 150 000 � auxquels il faut ajouter le budget d enregistrement de clip (90 000 � ), d�s la sortie du premier album et du premier clip, l artiste doit � son producteur la somme de : 150 000 (budget d enregistrement) + 75 000 (avance album) + 40 000 (vid�oclip) 315 000 � Si le premier album ni le deuxi�me ne connaissent de succ�s, l artiste devra� � son producteur, lors de la commercialisation du troisi�me, un montant de 945 000 � Il faut vendre beaucoup de disques pour r�cup�rer une telle somme et c�est la raison pour laquelle certains artistes se trouvent en �tat de faillite en plein succ�s. Id�alement, c�est-�-dire quand la notori�t� de l�artiste le permet, il faudrait pouvoir limiter la r�cup�ration de l�avance conc�d�e pour un support, aux sommes g�n�r�es par ce support. Les royalties La royalty, appel�e parfois redevance, est le pourcentage per�u par l�artiste sur le prix de vente en gros du disque. Ce prix est pay� par le producteur � l�artiste et consiste en une part de ce qu�il re�oit de la maison de disques lorsqu�il n�est pas lui-m�me distributeur. Le syst�me est simple : lorsqu�une maison de disque vend un exemplaire, elle verse une partie de son b�n�fice au producteur qui, � son tour, r�mun�re l�artiste. L�ensemble de ces r�mun�rations est fix� contractuellement entre, d�une part, le producteur et l�artiste et, d�autre part, le producteur et la maison de disques. Le taux de royalty est donc un pourcentage sur le prix de vente du disque. Le prix de base Le prix sur lequel est appliqu� le taux de royalty, parfois aussi appel� ��assiette de la redevance�� est habituellement d�fini comme le prix de gros de chaque exemplaire, diminu� de certains �abattements� (voir ci-dessous). Le prix en chiffres et en lettres n�est jamais pr�cis� au sein d�un contrat car, d�une part, les producteurs et maisons de disques pr�f�rent en g�n�ral en rendre la d�finition la plus compliqu�e possible, et d�autre part il est amen� � subir quelques variations en cours d�ex�cution du contrat. Quoi qu�il en soit, lorsqu�un artiste n�gocie avec un producteur ind�pendant qui ne distribue pas ses productions, il est essentiel de d�terminer le prix par rapport � celui qui sera pratiqu� en licence ou en distribution de mani�re � ce que les calculs soient effectu�s sur la m�me base � tous les niveaux de l�exploitation. La d�finition du prix de base, de ses abattements et r�ductions, constitue une partie primordiale de la n�gociation de tout contrat relatif � un enregistrement. Le prix de gros se r�f�re au prix publi� par la maison de disque � l�intention des grossistes, �galement appel� ��P.P.D.�� ( published price to dealers�). Ces prix varient par type de support de la m�me cat�gorie (un album nouveaut� vaut plus cher qu�un album greatest hits�), par territoire�et par maisons de disques. Le prix de d�tail conna�t des diff�rences encore plus importantes en raison, notamment, des taxes nationales . Les abattements BIEM La plupart des contrats pr�cisent donc que le prix de r�f�rence sera ��diminu� des m�mes r�ductions et abattements que ceux pris en consid�ration pour le calcul du paiement du droit m�canique�� ou, plus bri�vement, qu�il s�agira du ��prix de base BIEM��, ce qui revient au m�me. Le Bureau international de l��dition m�canique (B.I.E.M.) repr�sente les soci�t�s d�auteurs lors des n�gociations avec les producteurs en vue de d�finir quel est le montant des droits de reproduction m�canique que les producteurs doivent payer aux auteurs pour pouvoir reproduire leurs �uvres. Il s�agit �galement d�un pourcentage per�u le plus souvent sur le prix de gros de chaque support. Un premier abattement de 9% sur le prix de gros est destin� � prendre en compte les ��rabais sur factures pratiqu�s � l��gard des d�taillants��. Les producteurs ont fait valoir �galement qu�il serait injuste de prendre la totalit� du prix de gros pour base du calcul des droits � payer aux auteurs car une partie de celui-ci est constitu� d��l�ments sans relation avec le travail de cr�ation de l�auteur, comme la pochette, le livret int�rieur, et le packaging �ventuellement sp�cial. Ces �l�ments contribuent en effet � gonfler le prix de gros et donc, indirectement, les droits d�auteur. Un ��abattement pochette�� a donc �t� conc�d� aux producteurs de 10% sur le prix de gros. Les autres abattements Certains producteurs font preuve d�une imagination sans borne lorsqu�il s�agit de diminuer le prix de base sur lequel ils paient l�artiste. Nombre de contrats multiplient par deux les abattements BIEM de la mani�re suivante. Apr�s avoir d�fini que le prix servant de base au calcul des royalties est ��le prix de gros hors taxes d�duction faite des m�mes retenues et abattements que ceux appliqu�s pour le paiement des droits d�auteur, base BIEM��, ces contrats pr�voient, par exemple, que ��dans l�hypoth�se o� le conditionnement de l�un des phonogrammes comprendrait un livret, l�assiette de la redevance subira un abattement de 8,5% repr�sentant forfaitairement le co�t de cet �l�ment�� . Comme on vient de voir, cet abattement est d�j� compris dans le prix de gros base BIEM mais il se trouve ici doubl�. Le taux Le taux de base Un artiste d�butant per�oit en g�n�ral un minimum contractuel de 5% du prix de gros tandis qu�une star peut percevoir jusqu�� 25 % du prix de vente. De plus en plus de contrats tendent � instituer une augmentation du taux avec les quantit�s vendues, ce qui se justifie par le fait qu�apr�s une certaine quantit� de ventes, le producteur a r�cup�r� et amorti son investissement. L�artiste percevra, par exemple, une redevance de 6% de 1 � 100 000 exemplaires vendus; 7% de 100 001 � 150 000 exemplaires, etc. Le taux d�pend largement sinon de la notori�t� de l�artiste du moins des potentialit�s de ses enregistrements. Les taux sp�ciaux Les abattements et r�ductions de taux au sein d�un contrat d�artiste se r�f�rent aux m�mes abattements et r�ductions pratiqu�s par le licenci� � l��gard du producteur. Ces modifications du r�gime normal des redevances sont expos�s en d�tail dans le chapitre consacr� au contrat de licence. Relev�s et paiements Habituellement, le producteur est tenu d�adresser � l�artiste deux fois par an un relev� des ventes effectu�es dans le semestre pr�c�dent et de payer les montants dus dans les 60 jours � compter du 30 juin et du 31 d�cembre. Un artiste a toujours int�r�t � imposer par contrat une clause d�audit l�autorisant � d�signer un comptable pour v�rifier toutes les pi�ces de la comptabilit� du producteur. Il est g�n�ralement admis, dans ce type de clause, qu�en cas de divergence sup�rieure ou �gale � 10% entre les sommes vers�es et les sommes r�ellement dues, les frais de l�expertise seront pris en charge par le producteur, outre le remboursement imm�diat des sommes ainsi �lud�es. DROIT APPLICABLE ET TRIBUNAUX COMP�TENTS Cette clause qui peut appara�tre d�importance mineure constitue un point majeur de tous les contrats. En d�terminant la loi applicable au contrat, on en pr�cise la base l�gale. Si certains pays, comme la France, jouissent d�une loi et d�une jurisprudence tr�s riches dans la mati�re des contrats d�enregistrement, d�autres pays au contraire ne disposent que de textes lapidaires et laissent aux tribunaux (parfois tr�s peu habitu�s � ce genre de litige) le soin de r�gler les conflits. Quand la loi applicable a �t� d�termin�e, il faut encore d�signer les tribunaux charg�s de l�appliquer. Chaque partie a int�r�t � ce que les tribunaux comp�tents soient le plus proche car une clause d�attribution de comp�tence � des tribunaux lointains revient � emp�cher pratiquement toute tentative de r�glement judiciaire du conflit. D�j�, au sein d�un m�me pays, une proc�dure devant les tribunaux, pour peu qu�elle soit un peu complexe, n�cessite trois � quatre ann�es pour aboutir. Une proc�dure judiciaire internationale d�marre souvent plus tard et dure plus longtemps. La d�signation d�un tribunal proche est donc d�ordre strat�gique. $%IJbc�����.fgk�mnr���� T U Y � � � � � @ A Z [ z{78��<>��+,�� �� � � � � � �"�"�"�"?$@$a$b$�$�$���������������������������������������������5�OJQJ\�^J5�CJOJQJ\�^JaJ5�CJ0OJQJ\�^JaJ0 OJQJ^J5�CJ$OJQJ\�^JaJ$N%Jc��gn�U � � � A [ {8�>�������������������� & F�����d�d[$\$]��^�� ������]��^��$������]��^��a$ ����]��^�� $����]��^��a$ ����]��^��i]��,� � � � �"�"@$b$�$�$D%&'�'�*[+��������������������� & F�����d�d[$\$]��^��$������]��^��a$ ������]��^�� & F�����d�d[$\$]��^���$�$�$C%D%%'&'�'�'*�*Z+[+i+j+�-�-�-�-�-�-�/�/�/�/�/�/00�1�1�1�1�1�133�3�3�3�30424T7U7�8�8�:�:>>�>�>�@�@_A`AmAnA�B�BDDD DmGnGHH�I�I�I�I�J�JrLsLOO2O3O�O�O\R]RdReRtRuR S���������������������������������������������5�OJQJ\�^J OJQJ^J5�CJOJQJ\�^JaJY[+j+�-�-�-�/�/�/0�1�1�1324U7�8�:>�>�@`AnA�BD DnGH�������������������������� ����]��^��$������]��^��a$H�I�I�JsLO3O�O]ReRuR SqT�T�TV+V�X�XdY�Zh]i]����������������������$������]��^��a$ S SpTqT�T�T�T�TVV*V+V�X�X�X�XcYdY�Z�Zg]i]����������5�CJOJQJ\�^JaJ5�OJQJ\�^J OJQJ^J,1�h��. ��A!��"��#��$��%����� �� i8@��8 NormalCJ_HaJmH sH tH 2A@���2 Police par d�fautJ^@�J Normal (Web)�d�d[$\$OJPJQJ^J:U@�: Lien hypertexte >*B*ph�FV@�F Lien hypertexte suivi >*B* ph���Tp����%Jc��gn�U���A[{ 8 � >�,� �����@ b � � D!&#�#�&['j'�)�)�)�+�+�+,�-�-�-�./U1�2�4�6�688�89:�;�;?�?PAeA}BD�F�FRG�I�IJ�JLtL�L�M�MgP�P�PwR�T�T�0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0��� 0��� 0��� 0��� 0��� 0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0��� 0��� 0��� 0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���0���$ Si]047�[+Hi]1356i]2�� _Hlt156289245 _Hlt156289246�,�,�T@@�,�,�T���������������%�%�)�)�)�)�*�*�,�,�6�69 9b;i;�;�;@(@)@.@�@�@�T�T��RemiUC:\Documents and Settings\Remi\Mes documents\LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIF.docRemi\D:\CFC\Site\Documents site\Nos ressources\documents\LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIF.docRemi\D:\CFC\Site\Documents site\Nos ressources\documents\LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIF.docRemihD:\CFC\Site\Documents site\Nos ressources\documents\pas a jours\LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIF.doc�g������������vb0O�P����������������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(o��p����p^�p`���CJOJQJo(����@ ����@ ^�@ `���CJOJQJo(��������^�`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����P����P^�P`���CJOJQJo(���������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(o��p����p^�p`���CJOJQJo(����@ ����@ ^�@ `���CJOJQJo(��������^�`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����������^��`���CJOJQJo(����P����P^�P`���CJOJQJo(���g�vb�������������#F�X�Pz�D@��2M�'��Թ����P���<�f��&�{ 0_��Χ�ln^宮Z����$}v8V�� �@�99QJ��99X./0�5�6�7�TP@P2P4Pl@P<P>P�@��Unknown������������G��: �Times New Roman5��Symbol3&� �: �ArialI&�� ��������?�?Arial Unicode MS?5� �z ��Courier New;��Wingdings"q�����u���{�& K F#�!�������0dV2����$LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIFRemiRemi������Oh��+'��0�������� , H T `lt|��%LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIFft E CRemiNTRemiemi Normal.dotDRemil.d4miMicrosoft Word 9.0S@��e@6N��@��L�8�K F����՜.��+,��0 hp���� ���� � ��ETNICR�#V %LE CONTRAT D'ENREGISTREMENT EXCLUSIF Titre  !"#$%&'()*+,-./012345678����:;<=>?@ABCDE����GHIJKLM����OPQRSTU��������X����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������Root Entry�������� �F��^�8�Z�1Table������������9WordDocument��������.pSummaryInformation(����FDocumentSummaryInformation8������������NCompObj����jObjectPool��������������^�8���^�8������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� ���� �FDocument Microsoft Word MSWordDocWord.Document.8�9�q