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Coffret FRANCOPHONIE 2004

 

Coffret FRANCOPHONIE 2004

Date de sortie   1 février 2004
 
Nous revoici au MIDEM pour la septième année consécutive, le Conseil francophone de la chanson (CFC) étant à nouveau mandaté par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) pour mener à bien l’accueil des producteurs francophones des musiques du Sud.

Cette année encore et pour la septième fois consécutive, le Conseil francophone de la chanson (CFC) associe ses efforts à ceux de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) pour mener à bien l’accueil des producteurs du Sud au MIDEM.

C’est dans un contexte de crise des industries du support audiovisuel que se tient cette manifestation et, plus que jamais, il nous paraît néanmoins nécessaire de contribuer au renforcement des productions des pays du Sud. Les producteurs répondent de plus en plus nombreux à notre invitation d’être présents sur les marchés du disque et du spectacle. Malgré les difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement dans leurs pays, ils favorisent le développement d’un réseau d’industries si nécessaire dans les pays du Sud.

Nous partageons avec l’AIF le souci de préserver et renforcer la diversité culturelle dans cette période troublée de l’histoire. Cette diversité constitue aujourd’hui plus que jamais un axe de développement fondamental dans un monde qui vise au nivellement des valeurs et des identités culturelles. Ce CD, maintenant très attendu par les professionnels et de nombreuses institutions, exprime la richesse de cette diversité et permet à de nombreux artistes et producteurs de se faire ainsi connaître. Pour des raisons essentiellement pratiques, nous nous limitons à une triple compilation.

Depuis sa création en 1986, le CFC regroupe de nombreux professionnels du secteur du spectacle vivant, en particulier du domaine de la chanson. Ce réseau poursuit notamment l’objectif de promouvoir la diffusion des musiques de l’espace francophone dans la francophonie et dans le monde. Dans le domaine de la coopération, il est important de favoriser la promotion des productions du Sud, dans les pays du Sud, mais aussi dans les pays du Nord où aujourd’hui de nombreuses barrières et entraves rendent difficile la circulation des artistes.

Cette collaboration avec l’AIF – au travers des programmes de présence sur les marchés internationaux de même que ceux qui concernent la circulation et la formation des artistes du Sud – se renforce régulièrement et nous nous en réjouissons mutuellement. Un merci tout particulier à celles et ceux qui, tant à l’AIF qu’au CFC, rendent possibles ces réalisations.


Jean-Marc Genier
Président du Conseil francophone de la chanson

 

Le mot de l'Agence
La culture, un enjeu économique aussi


L’un des effets, et non des moindres, entraînés par le débat mondial sur la préservation de la diversité culturelle, est d’avoir placé la valeur économique de la culture à la une des journaux, attirant l’attention du plus grand nombre sur des réalités matérielles ignorées jusqu’ici ou jugées négligeables, voire incompatibles avec ce que les beaux esprits s’évertuent à considérer comme le luxe, indispensable certes, mais dont le prix n’a pas à être débattu. Longtemps, seuls se sont préoccupés de coûts et de financements les entrepreneurs culturels, souvent en proie aux affres du déficit, et les pouvoirs publics, périodiquement penchés sur le montant des subventions à octroyer. Le surgissement sur la place citoyenne du combat pour un monde pluriel et la nécessité de fourbir ses arguments ont conduit les avocats des cultures diverses à multiplier les études et les démonstrations. Pour analyser en premier lieu les risques encourus par une planète dont la richesse identitaire serait anéantie par l’uniformisation culturelle. Pour prouver ensuite que développement culturel et développement économique vont de pair. Il n’y a pas de développement économique maîtrisé sans enracinement culturel. L’économie ne saurait se désintéresser de la culture, source de profits, indirects et directs. Et sont apparus au grand jour les gains économiques colossaux que se disputent ceux qui comptent en dollars ou en euros. Mais ont été mis aussi en évidence les bénéfices que les pays les moins nantis peuvent tirer, tirent déjà du secteur de la culture. N’a-t-on pas prouvé que la seule musique contribue à raison de 5% au PIB de tel pays sahélien parmi les plus pauvres de la terre.

Dès sa naissance, par son soutien aux artistes et à leurs créations, l’Agence intergouvernementale de la Francophonie a marqué sa vocation à promouvoir la diversité culturelle, pour la défense de laquelle elle mène aujourd’hui le combat. Sans jamais en négliger la part économique, en plaçant toujours son action dans la perspective du développement professionnel de ses partenaires. Cette 7ème participation au MIDEM, au profit des productions phonographiques du Sud, en est une nouvelle preuve. Comme elle atteste de la valeur de son compagnonnage avec le Conseil francophone de la Chanson, sans lequel elle ne pourrait compter cette réussite à son actif.


Roger Dehaybe
Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie

Disque 1:

  • A1. Manou Gallo (Côte d’Ivoire/ Belgique)
  • A2. Vyckos Ekondo & Tandima Band (Gabon)
  • A3. Dobet Gnahore (Côte d’Ivoire)
  • A4. Keletigui Diabate (Mali)
  • A5. Rocher Band Mezesse (Cameroun)
  • A6. Charly Sidney (Burkina Faso)
  • A7. Bil Aka Kora (Burkina Faso)
  • A8. Ekankan (Sénégal)
  • A9. NDER & Le Setsima Group (Sénégal)
  • A10. Amadou Balaké (Burkina Faso)
  • A11. Adama Yalomba (Mali)
  • A12. Amkoullel (Mali)
  • A13. Lord Ekomy Ndong (Gabon)
  • A14. Rak Tak Squad (Sénégal)
  • A15. Mifa Gueya (Guinée)
  • A16. Kajeem (Côte d’Ivoire)
  • A17. Sur-Choc (Côte d’Ivoire)

Disque 2:

  • B1. Malouna (Mauritanie)
  • B2. Ba Cissoko (Guinée)
  • B3. Rokia Traore (Mali)
  • B4. Rajery (Madagascar)
  • B5. Fomtugol (Burkina Faso)
  • B6. Molobali Traore (Mali)
  • B7. Yoro Diallo (Mali)
  • B8. Zoumana Tereta (Mali)
  • B9. Boinariziki et Soubi (Comores)
  • B10. Abdoulaye Sidibe (Mali)
  • B11. Alou Sangare (Mali)
  • B12. Tata Diakité (Mali)
  • B13. Tall Mountaga (Burkina Faso)
  • B14. Roger Etia (Cameroun)
  • B15. Charly Flot’Air (Cameroun)
  • B16. Bi Zoto (Côte d’Ivoire)

Disque 3:

  • C1. Jules Arlanda (Réunion)
  • C2. Tcheka (Cap-Vert)
  • C3. Bau (Cap-Vert)
  • C4. Cesaria Evora (Cap-Vert)
  • C5. Lura (Cap-Vert)
  • C6. Kristo Numpuby (Cameroun)
  • C7. Tania Saleh (Liban)
  • C8. Les Frères Chehabe (Liban/Palestine)
  • C9. Nabiha Yazbeck (Liban)
  • C10. Omar Bashir and the Horvath Gypsy Band (Liban)
  • C11. Damien Elisa (Île Maurice)
  • C12. Kiltir (La Réunion)
  • C13. Gilbert Barcaville (La Réunion)
  • C14. Fadal Dey (Côte d’Ivoire)
  • C15. Jean Yves Cebon (Côte d’Ivoire)
  • C16. Nono Flavy (Cameroun) 
     

     

 

Artistes présents sur cette compilation :